Transpyreneenne motards cheminot bordelais

Cathy et Francis l’avait déjà réalisé en mai 2015 en compagnie des motards de la section Aquitaine du Moto Guzzi Club de France (voir journal des motards n°100).
Afin d’être sûr de pouvoir franchir tous les cols, c’est en septembre que le périple se réalise pour le ASPOM.MOTO.
ASPOM

Les participants
Cathy et Francis sur Moto Guzzi 1200 Sport
Amélie et Francis sur Yamaha FJR 1300
Sylvie et Thierry sur Yamaha FJR 1300
Marie Jo et Christian sur Harley Davidson Road King
Christine et Gilbert (Bichon) sur BMW 1200GS
Michel sur Suzuki VStrom 600
Frantzi sur Yamaha Vmax 1700

Lundi 10 septembre - 308 km

Rendez-vous à 10h au sud de Bordeaux, à l’aire de Cestas sur l’autoroute des Espagnols. On évite le racket des péages de la N10 transformée, sans autre alternative, en autoroute payante, il y a quelques années… (Péages installés entre les sorties 18 et 17 et entre les sorties 12 et 11).
Deux vénérables motos immatriculées en Angleterre décrassent leur bourrin en s’accrochant au groupe sur une vingtaine de bornes.

Tenue par un motard, l’Auberge du Cassiet située à Ondres dans les Landes,non référencée au JDM mais recommandable à tous, accueille le groupe pour le déjeuner.
La traversée de l’agglomération bayonnaise (B.A.B pour les autochtones) se fait péniblement comme au plus beau jour de la saison estivale.

Bonne adresse
Ondres (40)
Auberge du Cassiet
1170 Avenue du 11 Novembre 1918
Tél. : 05 59 45 38 22

Après Saint-Jean-de-Luz

Les choses sérieuses commencent enfin avec l’ascension du col d’Ibardin (317m) et un panorama remarquable sur la baie de Saint-Jean-de-Luz. Première incursion en Espagne.
On en ressort par le col de Lizuniaga (250m) avant d’y entrer à nouveau par la Venta de Dancharia où l’on fait l’essence et les courses pour l’apéro du soir…

Le Puerto de Otxondo (602m) est franchi sans même s’en rendre compte tant le macadam espagnol est en bon état. Seconde sortie d’Espagne par le col d’Ispéguy (672m).

Arrêt au col d’Osquich (392m)

Arrivée vers 19h40. Le garage de l’hôtel, situé quelques dizaines de mètres après le col attend nos montures pour la première soirée.
L’hôtel n’est pas référencé au JDM mais l’accueil y est excellent et la table très bien garnie. Bien repu, tout le monde va se coucher vers 22h30. Demain sera un autre jour…

Bonne adresse
Route du Col d'Osquich (64)
Hôtel-restaurant du Col d'Osquich
Tél. : 05 59 37 81 23
hotel-osquich-paysbasque.com

Mardi 11 septembre – 203 km

C’est de bon augure : il fait beau. Nous sommes dans un haut lieu de la “Palombite”, la maladie bleue qui atteint tous les habitants du coin en octobre. On nous explique comment, ici, on chasse la palombe au filet. Les rabatteurs dirigent les oiseaux migrateurs vers le col où les filets sont tendus. Mais les résultats sont en très nette baisse (à peine 20% de ce qu’il se faisait il y a une vingtaine d’année).

Le GPS nous a tracé une route à sensation : la D120, avec une montée à 21% : que du bonheur !

La D120 nous ramène à Saint-Jean-Pied-de-Port où nous faisons l’approvisionnement pour le pique-nique du jour.
Les cols d’Haltza (782m) et de Burdincurutcheta (1135m) sont franchis rapidement.
On s’arrête au col Heguichouria (1284m) : le FJR de Thierry ratatouille déjà à cause de l’altitude ! Des géomètres font des relevés pour installer des espaces sécurisés de parking qui éviteront l’anarchie actuelle.

Après les chalets d’Iraty et le col Bagargui (1327m) on trouve à La Caserne, une table pour le pique-nique au bord de l’Uhaitza (le Gave de Sainte-Engrâce en français…)
Après les cols de Suscousse (1216m) de Soudet (1540m) et de Labays (1351m) c’est au col de Bouesou (1009m) au milieu de nulle part bien sûr, que le FJR de Thierry décide de crever à l’arrière !
Parce que l’on ne trouve pas le trou, impossible de mécher. Néanmoins on arrive à regonfler sommairement avec quelques cartouches et une pompe à main.

De ce fait, on rate le col de Hourataté (1109m) pour rejoindre le premier garage situé à une quinzaine de kilomètres plus loin. Un bon gonflage et on attaque le Marie-Blanque (1035m) très courte pause pour la photo, nous filons sur Laruns pour regonfler les réservoirs, le pneu et les gosiers !
Bichon nous fait visiter les Eaux-Bonnes, sa ville natale, avant d’attaquer l’Aubisque (1709m) et le Soulor (1474m) Dans ces 2 cols, on ne s’attarde pas trop, le pneu perd toujours et le stock de cartouche diminue…

Aucun. Relais Motards Hôtel Le Picors

Le responsable de l’hôtel indique que, pour réparer, il faudra aller à Tarbes à une quarantaine de kilomètres.
Un grand merci au mécano de «Moto Expert» qui embauchera un peu plus tôt demain pour remplacer le pneu du FJR.
La douche, l’apéro « discrètement » dans une chambre, puis le repas suivi d’un bon Irish Coffee nous font oublier la fatigue de la journée.

À Aucun (65)
Hôtel Le Picors Relais Motards
6 rue du Picors
Tél. : 05 62 97 40 90
www.hotel-picors.com
Toutes les infos du Relais Motards

Mercredi 12 septembre – 280 km

Vers 8h30, Michel, avec Sylvie en passagère, accompagne Thierry chez « Moto Expert » pour changer le pneu du FJR. Le reste du groupe part un peu plus tard à l’assaut du col du Tourmalet (2115m) après le plein du petit réservoir du gourmand VMax et le ravitaillement pour le pique-nique quotidien à Argelès-Gazost.

En cette belle journée, il y a plein de vélos (beaucoup à assistance électrique…) sur la route.
Sylvie, Thierry et Michel arrivent par l’autre versant au sommet du géant des Pyrénées pas bien longtemps après nous.

Remercions une fois encore, l’efficacité et le professionnalisme de Moto Expert Tarbes !

Bonne adresse
À Juillan (65)
Moto Expert Tarbes
49 Ter Route de Lourdes
Tél. : 05 62 32 99 60

Parmi les lamas, Bichon prend la tête du groupe pour la descente jusqu’à Sainte-Marie-de-Campan.

Puis c’est Michel qui part à l’assaut de l’Aspin (1489m) suivi par Frantzi et Bichon. Le FJR de Francis réagit un peu tard, tout le monde se regroupe au sommet pour la photo.
Une table ronde, au bord de la Neste de Louron accueille le pique-nique à Arreau. On prend le café sur la place de la mairie.

Il faut bâcher pour repartir, une pluie éparse nous accompagnera pour le col de Peyresourde (1569m), Bagnères-de-Luchon, le Col du Portillon (1320m) jusqu’à l’arrêt, essence et apéro en Espagne.

Eu égard à la météo pas terrible, il est décidé de passer par le col de Menté (1349m). Nous sommes en Haute-Garonne (31) ; Nous esquivons le Col d'Artigascou (1351 m) avant d’atteindre le col de Portet d’Aspet (1069m)

dessin motard sous la pluieIl pleut. Les cols ariègeois du Portet (862m) de Catchaudégué (893m) des Caougnous (947m) et de Port (1249m) ne nous verront pas passer.

On rejoint l’Hôtel Confort de Tarascon-sur-Ariège directement par Saint-Girons et Foix vers 19h.

Tarascon-sur-Ariège

L'Hôtel Confort est un établissement au charme un peu désuet, accueille nos montures dans un bien grand garage. La patronne, Françoise prend nos affaires de pluie pour les faire sécher durant la nuit (c’est tout juste s’il elle ne nous les rendra pas le lendemain lavées et repassées…).

Le patron, Patrick ne voit aucun inconvénient à ce que l’on prenne « notre » apéro dans le très agréable patio. Un lieu à recommander !

 Bonne adresse
À Tarascon-sur-Ariège (09)
Hôtel Confort
3 quai Armand Sylvestre
Au pied de la tour du Castella
Tél. : 05 61 05 61 90
hotel-tarascon-sur-ariege.com

 

Jeudi 13 septembre - 201km

Réveil à 7h par les cloches de la tour de Castella toute proche pour un départ vers 9h. Météo toujours pas très folichonne bien qu’il ne pleuve plus. Courses et essence (encore pour le Vmax) à l’entrée d’Ax-les-Thermes.

Montée dans la brume…

Pour les cyclistes, le col de Port de Pailhères (2001m) a la réputation d'un col dur. il y fait froid. Très peu de monde au sommet. On ne voit pas à 10 mètres.
Pendant la descente, ça va mieux. A la frontière entre l’Ariège et les Pyrénées-Orientales, la masse nuageuse se désagrège complètement laissant le soleil nous réchauffer.

Au détour d’un virage, il semble que ce soit un apiculteur qui nous salue. Quelques centaines de mètres plus loin, le doute est levé : on croise une communauté de jeunes moines en soutane, qui randonne !
L’arrêt suivant se fait à la station de ski des Angles où l’on fait un petit coucou à Roland, le frère de Bichon qui nous accueille pour l’apéro.
Un peu plus loin, on trouve près du lac de Matemale, une énorme table pour le pique-nique. En cette saison, les champignons poussent comme… des champignons !
Dommage, on ne peut les ramasser. Qu’en ferait-on sur nos motos ?

Par le col de la Quillane (1713m) on rejoint la N116 à Mont-Louis.

État des routes
Il fait très chaud, il y a des camions pas faciles à doubler. Le macadam est en bon état, ça roule bien mais ce n’est pas très agréable.

On croise le train jaune. Un petit arrêt à Villefranche-de-Conflent (66) pour refixer un bagage sur la Guz' puis motards et montures s’abreuvent à Prades.

L’horloge avance vite, on décide d’aller directement à Canet-en-Roussillon, terme de notre périple : tant pis pour Amélie-les-Bains et les cols Fourtou (646m), Xatard (752m) et de Llauro (380m).
Après le repas, on fait un petit tour sur le bord de mer, beaucoup d’établissements et d’appartements sont fermés, c’est la fin de la saison. On arrive quand même à boire un dernier verre.

Vendredi 14 septembre – 96 km

À travers les Corbières, le groupe rejoint gentiment Puichéric dans l’Aude où se situe le resto « Chez Peppone ». Encore un établissement hors du réseau JDM. Mais tout à fait recommandable.

On y est accueilli par la nièce d’Amélie. Vous l’aurez compris : Amélie est originaire du coin !

Bonne adresse
À Puichéric (11)
Chez Peppone
63 Route Minervoise
Tél. : 04 68 91 32 47

 

Épilogue de notre transpy

• Un bon millier de kilomètres sous une météo très agréable. 24 cols Pyrénéens.
• Pas d’ennui avec les bécanes si ce n’est une banale crevaison.
• 4 nuits en hôtel sympa tous différents.
• Bonnes bouffes et franches rigolades.
• Remerciements à tous et à bientôt pour de nouvelles aventures.

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