Article paru dans le JDM

Le Perou a moto

Par Dominique et Christian Darroux

Notre groupe s'est constitué il y a des années, aux temps chauds où nous cotisions pour la retraite de nos aînés, et a survécu au fil des ans grâce à Cricri, ancien grand patron qui a gardé le goût de l'organisation, et qui régulièrement nous propose des destinations motardes plus ou moins exotiques. Quand tout le monde est d'accord (en fait il y a toujours eu unanimité), il s'occupe de tout (billets d'avion, société accompagnatrice, conditions de paiement, virements internationaux…), bref continue à jouer au patron pour notre plus grand bonheur.
Ainsi avons-nous fait sous sa houlette, le Rajasthan sur Royal Enfield des années 1960, la Thaïlande sur Kawasaki Ninja pour le nord du pays et sur scooter 125 pour les îles, les États Unis sur Harley, et avec nos moto perso la Croatie, la Corse puis la Sardaigne, l'Autriche et "présentement" le Pérou.
Sur les 5 couples habituels, 2 n’ont pas pu se joindre à cette nouvelle aventure car travaillant encore, et après tout c'est très bien ainsi, car il faut bien que quelqu'un, à son tour, finance nos retraites !

Voyage aérien sans problème jusqu'à Lima, via Madrid, étape d'une nuit pour rejoindre Cuzco. Puis c’est le début de notre belle aventure, qui se déroulera du 30 septembre au 16 octobre 2015.
Tout voyageur se rendant au Pérou se doit de connaître a minima la civilisation inca (1100 - 1532, date de l’arrivée des conquistadors). Elle a tellement suscité de légendes, d’hypothèses et de croyances diverses et variées, qu’un petit résumé s’impose.

Avant de "motarder", deux jours furent consacrés à la découverte des monuments témoins du passé. Cuzco déjà, puis un certain nombre de sites militaro-religieux titanesques plein de marches de 30 à 40 cm, perchés entre 3 500 et 4 000 m (bonjour le souffle, ça manque un peu d'oxygène), dont le Machu Picchu.

Petit traité inca à l'usage des motocyclistes

Qui étaient les Incas

Dernière lignée de maîtres d'un Légo constitué d’énormes pierres brutes remontant à 2 000 ans avant J.-C. Au cours des siècles, la taille des Légo change, passant de quelques kilos à quelques tonnes.
Les Incas étaient de grands adorateurs du soleil. Leur empire s'est imposé en un seul siècle grâce à une gouvernance efficace basée sur une monarchie héréditaire avec un chef descendant direct du soleil, qui s'appuie sur sa famille, une noblesse de sang et une noblesse de privilège. Au niveau local, des chefs de famille répartissent équitablement les richesses collectives en fonction des besoins de chaque famille.

Les Incas, côté vie quotidienne

Sachant que la monnaie et l'écriture n'existent pas, l'impôt fiduciaire est remplacé par 3 mois de travail par an au profit de la collectivité : entretien des routes, construction des temples et forteresses, extraction des nombreux minerais… Les 8 autres mois sont consacrés à la vie de la famille et du village dans le cadre d'assistances entre membres d'un même village avec une notion de réciprocité et de répartition des nourritures gérée par les différents chefs de terrain.
Le tout fonctionne grâce à un réseau de routes, chemins et ponts qui permet d'équilibrer la distribution des richesses à travers le pays en exploitant les informations transmises par un réseau de coureurs à pieds qui, se relayant, faisaient 250 km par jour ! Ces infos étant portées par des coureurs sous forme, de cordelettes de couleurs codées (rouge = maïs, bleu = pomme de terre…) et de noeuds dont la taille, la forme, et la disposition précisaient quantités et qualités.

Les Incas, côté religion

Assez classique, synthèse de millénaires de différentes croyances andines : une résurrection avec vie éternelle comme d'habitude, mais il fallait apporter son corps, sa cuisine, de la nourriture et du mobilier (un peu comme les Égyptiens), le tout basé sur une Trinité identifiée par les trois marches d'accès à tout symbole architectural religieux.
Donc trois niveaux de conscience : le passé, le présent, le futur, représentés par trois animaux sacrés.
• Le serpent pour le monde du dedans, du souterrain du passé où habitent les ancêtres.
• Le puma pour le monde de surface, du présent où vivent les hommes.
• Le condor pour le monde supérieur du futur et des dieux célestes, assurant le contact entre les hommes et les dieux.
Bien sûr, le Dieu supérieur est le soleil, talonné par la déesse de la fécondité et des récoltes : la lune, “Mama killa”, faisait l'objet d'un culte important…
Aux Dieux des volcans étaient sacrifiés des enfants de la noblesse, destinés dès leur naissance à être immolés pour calmer la fureur céleste.
Avec la victoire des Espagnols en 1532, le christianisme s’est imposé, chassant les anciennes pratiques religieuses… Mais pas tout à fait ! Au fil du temps, les traditions quechua et catholique ont fini par s’entremêler, d’où le mélange des saintes prières d’une part et du recours au sorcier avec sacrifice d’animaux d’autre part.

Le saviez-vous ?
Le Pérou, pays d’Amérique du Sud, est situé entre l’Équateur et la Bolivie. Sa capitale, Lima, posée sur la côte pacifique, compte environ 10 millions d’habitants. La monnaie locale est le nuevo sol (abrégé PEN), 1 € = 3,7 PEN.
Côté géographie. Les paysages sont surprenants par leur variété : désert de sable, littoral broussailleux, vertes prairies, hauts plateaux…
Côté histoire. L’une des plus anciennes grandes périodes culturelles est celle des Chavin, à laquelle succéda celle des Incas, décimée par la conquête espagnole du XVIe siècle qui a bouleversé la vie andine. Plus récemment, le Pérou a connu la dictature avant la République.
De nos jours. C’est une société biculturelle avec une part indienne et une part hispanique, la plus importante, suite à la colonie. Le président du Pérou est Martin Alberto Vizcarra Cornjo depuis 2018. 

Jour 1, Cuzco capitale des Incas

Ville magnifique car elle cumule le sommet des arts espagnol rococo flamboyant et inca.
Immenses églises baroques, ruines de temples incas (à voir à 2 km de la cité, Sacsayhuaman, énorme complexe militaro-religieux qui surplombe la ville, aux bloc de pierres de 360 tonnes)…
Cuzco est à elle seule un véritable paradoxe ouvrant sur le joyau du Pérou : le Machu Picchu.

Jour 2, le Machu Picchu

Il en est du Machu Picchu comme des pyramides ou des chutes du Niagara : sur site on a une impression de déjà-vu, si ce n'est que la route qui y mène, tout comme l'environnement des montagnes majestueusement abruptes, vous imposent un sentiment profond d'humilité et de communion avec le passé. Et on ressent ici, comme dans certains lieux sacrés, une plénitude sans doute due à un noeud tellurique quelconque.
Il vaut mieux le visiter en milieu de matinée (avant la foule) et prévoir au moins 3 heures, en effet il attire énormément de monde car le Machu Picchu est un site exceptionnel.

La citadelle du XVe siècle à plus de 2 400 m d’altitude, était le centre religieux, politique et administratif de l’Empire inca. Plusieurs sentiers la reliaient à Cuzco. Quant à ses fameux murs faits de blocs de pierres assemblées sans mortier, quelle prouesse pour l’époque !
On distingue plusieurs monuments : la maison du grand prêtre, le temple aux trois fenêtres, le temple du soleil, du condor, le tombeau royal, les bains cérémoniels…
On remarque différents secteurs : résidentiels, industriels, agricoles avec ses toits plats et terrasses agricoles qui tiraient partie de l’ensoleillement et d’un ingénieux système d’irrigation.

Sur un plan plus terre à terre, il y vit une espèce de moustique tout petit et tout noir, gros comme un aoûtat de chez nous, qui fait beaucoup de dégâts. Ils sont là juste pour vous rappeler votre modeste dimension de mammifère placentaire humain.

 Jour 3, Cuzco / Puno, 400 km

A Cuzco, nous touchons nos montures : de modestes Honda 400, petites motos maniables, relativement confortables mais sans couple et surtout nous découvrirons qu'au-dessus de 3 500 m elles ont une fâcheuse tendance à présenter des problèmes de carburation, avec par épisodes de fortes baisses de puissance, se traînant parfois à 50 km/h quels que soient nos efforts pour trouver le bon rapport et le bon régime. Et comme on s'est en permanence trimballés entre 4 et 5 000 m, ce fut assez pénible ! 

Nous découvrons des paysages splendides par une suite de vallées larges, voire très larges. D'abord quelque chose de similaire aux Alpes puis des paysages proches de ce que l'on voit dans le Colorado : un infini de moutonnements d'herbe jaune doré jusqu'à l'horizon, enfin des paysages plus lunaires.
Après 400 km nous arrivons de nuit par les hauteurs sur Puno, ville portuaire majeure du lac Titicaca, et dans le noir je découvre des reflets d'eau entourés d'une myriade de lumières bordant l'eau. Je m'attendais à trouver le lac du Mont-Cenis en plus grand (165 km de long) et j'ai l'impression de surplomber la ville de Genève !
Dès le lendemain je comprends mon erreur, le lac est immense et entouré d'une nature vierge. 

 Jour 4, le lac Titicaca

 Journée de découverte du lac comme tout touriste de base : 4 h de bateau avec visite d'une île escarpée, là encore on sent qu'à 4 300 m le souffle est plus que court quand on gravit la pente pour accéder à la place du village haut perché.
Plus intéressant, visite d'une île flottante de quelques dizaines de mètres carrés où vivent trois générations d'une même famille dans trois huttes en joncs sur un sol fait de joncs, la nourriture étant de poissons est de coeur de jonc, avec comme moyen de transport une jonque… en joncs. Bref une civilisation autarcique basée sur le jonc. On se plaît à imaginer ce que fut cette vie aux traditions figées au cours des millénaires passés.

 Jour 5, Puno / Chivay, 275 km

 Suite de cols débouchant sur des panoramas extraordinaires dont un col à 5 000 m. Monter à 5 000 m, plus haut que le mont Blanc, à moto qui plus est !
À Cuzco et Machu Picchu on est dans le cyclopéen* avec tous ces pics abrupts aux parois verticales. Là on est dans le grandiose ! Vouloir décrire ce lieu serait aussi vain que de vouloir expliquer la couleur orange à un aveugle ! Et Henry notre guide nous dit que demain ce sera encore plus beau.
*Qui remonte au temps légendaire des cyclopes.”Cyclopéen” qualifie aussi un mode de construction primitif constitué de grosses pierres non équarries.

Jour 6, Chivray / Arequipa, 300 km

À l'oeuvre de la nature s’ajoute celle des hommes qui, à travers des millénaires, ont vécu accrochés aux parois des montagnes, les modelant en espaliers dans un patchwork de vert, marron, bleu.
Ayant perçu en montant la beauté des paysages, j'abandonne la multitude touristique lâchée au sommet par d'innombrables bus pour redescendre en solitaire. J’ai la route pour moi, je m'arrête 10 fois, 20 fois à chaque virage pour gaver ma boîte noire intime de ces images grandioses, aucune photo ne peut rendre la majesté de ces paysages.
Trois jours de moto c'est trop court mais il est vrai qu’un séjour trop long dilue le souvenir des spectacles offerts par Dame Nature : 3 petits jours concentrent les images.

Le Pérou en pratique :
L'altitude
Vivre entre 3 000 et 4 500 m n'est pas dans les us européens. Cela se manifeste bien sûr par un essoufflement plus marqué à effort identique, d'autant plus que le peuple inca s'est généralement installé soit au sommet soit à flanc de montagne, au-dessus de dizaines d'espaliers de cultures alimentaires que l’on atteint par d'innombrables marches irrégulières de 30 voire 40 cm de haut. Résultat, une légère migraine, facilement effacée par un Doliprane. L’on a également la curieuse sensation que, lorsqu’on inspire, mécaniquement, notre cage thoracique fonctionne bien mais on a l'impression que les poumons eux ne se remplissent pas ! Mais rien de bien grave.
Et n'oubliez pas d'embarquer de l'Imodium ! Là encore rien de grave mais on y est tous passés pendant une journée, bien que veillant à ne boire que de l'eau en bouteille.
Une autre idée pour combattre le mal d’altitude (soroche) : mâcher des feuilles de coca, surtout s’il y a de la marche à faire. Les autochtones en ont toujours dans des petites besaces spéciales qu'ils portent en bandoulière (lorsqu’ils avaient bourlingué en Argentine, les potes du MC Carpe Diem avaient d’après moi testé la chose, mais est-ce légal au Pérou ? C’est une autre paire de manches…). Coco
La conduite
Très peu de motos, beaucoup d'énormes camions qui doublent n'importe où ! Les lignes continues, même doubles, ne sont qu'une décoration…
Nous n'avons pas vu d'accidents, mais le long des routes, les innombrables offertoires, ressemblant à des petites niches de chien surmontées d'une croix portant souvent un nom et une date, attestent du résultat de cette conduite.
Certains virages sont décorés de multiples témoignages de ce type, j'en ai même compté 18 dans un virage sévère en montagne. Sans doute un bus ?
Comme en Inde, de nombreux gendarmes couchés monstrueux obligeant à passer en première, et comme en Inde dans certaines villes aux heures de pointe, la priorité est à celui qui passe. Comme nous avons tous la qualif “conduite à New Delhi”, cela ne nous a pas posé de problème et rappelé de bons souvenirs, d'autant plus qu'ils ont une
foultitude de tuktuks locaux aussi indisciplinés que leurs confrères indiens.

Jour 7, Arequipa

Visite de cette belle ville coloniale avec cathédrale, beaucoup d'églises et surtout un couvent qui est une ville dans la ville. Chacune des 180 soeurs, toutes issues de la noblesse (la première fille étant traditionnellement consacrée à Dieu), disposant d'une maison de plusieurs pièces et de 4 servantes les libérant du quotidien pour mieux prier.

Pas très loin de la place d'arme, une expo permanente, extrêmement impressionnante, est consacrée à Juanita, petite fille de 12 ans, découverte en 1995 par des archéologues à plus de 6 000 m au sommet d'un volcan, momifiée par le froid depuis 5 siècles et libérée de la glace par la chaleur dégagée par l'éruption d'un volcan voisin.
Un film retrace son cheminement depuis sa région jusqu’au lieu d'immolation (attesté par son ADN), sa mise en condition depuis la naissance et sa beauté (car seuls les enfants beaux étaient consacrés aux dieux), ses espoirs d'être elle-même déifiée et les conditions de son immolation. Enfin, une exposition présente les objets votifs qui l'accompagnaient dans l'au-delà. On ne peut que se recueillir devant sa momie statufiée à 30° dans un sarcophage de verre. Grand moment de découverte et de communion avec cette autre culture.

Jour 8

Transfert de Arequipa vers Nazca en bus Pullman au confort similaire à celui de la classe affaire avion, et effectivement faire à moto 500 km de paysages semi-désertiques et désertiques sur une route encombrée de camions ne présentait pas grand intérêt. Seule attraction : la traversée au ralenti en plein désert d'une tempête de sable. Il valait mieux être en bus qu'à moto !

Jour 9, rencontre du 3e type ?

De tous temps, les lignes de Nazca ont intrigué le voyageur. Ont-elles été tracées par des extraterrestres ? S’agit-il d’un calendrier astronomique ? Certains archéologues ont passé leur vie à les étudier, mais jusqu’à ce jour, aucun n’a réussi à percer l’énigme de ces lignes.

Désert de Nazca

Enfin nous survolons ces fameux dessins gigantesques. Bof ! Décevant car peu visibles malgré les efforts du pilote qui, en basculant son avion d'une aile sur l'autre avec des angles impressionnants (souvent 50 à 60°, c'est le vieux pilote qui parle), fait ce qu'il peut pour nous les montrer, en précisant par écouteurs la nature du dessin : araignée, singe, colibri…

Jour 10, les îles Ballestas

Cette visite se fait à partir de vedettes rapides d'une quarantaine de passagers. À l'aller on longe une presqu'île qui, sur une de ses faces, comporte le célèbre Chandelier de Paracas, ou "Candelabro" en espagnol, figure gigantesque creusée dans le sable qui depuis des siècles soit rappelle un culte ancien, soit indique une direction géographique aux pirates ?
Les "Ilas Bellastas" sont des ensembles rocheux creusés, modelés, déchiquetés par l'érosion en grottes, arches, plateformes où somnolent des phoques et autres lions de mer que, grâce à l'habileté du pilote on peut approcher à quelques mètres, sans pour autant perturber leur sieste.

Le saviez-vous ?
Ces îles sont depuis des temps immémoriaux le refuge de milliers d'oiseaux de toutes espèces, d'où une couche uniforme de guano (excréments des oiseaux marins, utilisés en engrais), première source de revenus du pays dans les années 1850. Cette source est toujours exploitée, mais limitée car depuis une autre s'est révélée : la pêche aux anchois, apparemment plus juteuse, car il a été décidé de ramener la population d'oiseaux de 20 millions à 8 000 pour préserver cette nouvelle manne.

Jour 11 et 12, Lima 

Liaison toujours en bus Pullman l’étape ultime de notre épopée andine…
Capitale de 13 millions d'habitants, elle fut créée par Cortez avec un centre historique dans le style hispanique de l'époque, qui abrite la plupart des vestiges des édifices coloniaux. Belles églises baroques que l’on découvre au détour de rues étroites. Miraflores, en bord de mer, coeur de la ville moderne, compte nombre de restaurants et commerces. Au sud, Barranco (ancien village de pêcheurs) est l’endroit bobo de la capitale, où il fait bon se promener. 

Incroyable et mythique Pérou dont les multiples facettes nous ont bluffés. Les singularités culturelles des Incas, le grandiose Machu Picchu, les îles étonnantes du lac Titicaca en passant par les mystérieuses lignes de Nazca et le canyon del Colca aux majestueux condors… Tout dans ce voyage suscite l'émerveillement, incite au mysticisme et au questionnement. 

Sacoche réservoir.
Côté restauration 
Prix moyens entre 8 et 12 € avec boissons
Cuisine très correcte et plats atypiques excellents (cochon d'inde grillé, steaks d'alpaga et végétaux divers).
Côté budget 
Vol Paris / Lima / Paris : 950 € / pers. + 80 € assurance.
Circuit moto 16 jours avec hébergements  : 2200 $ (2000 €) / pers.
Essence : 80 €.
Resto et boissons : 320 €
Total pour le couple : 6 700 € tout compris (door to door).
À noter que le prix du circuit inclus tous les coûts tels que : vol intérieur, survol de Nazca, visites de tous les monuments et parcs, transfert en bus premium !
Ce que je retiens de ce voyage 
• Le mystère de cette civilisation inca qui, en un siècle, est arrivée à bâtir un tel empire.
• Des interrogations : que serait devenu cet empire sans l'arrivée des Espagnols ? Comment des architectes, des ingénieurs, des civilisations antérieures remarquables dont les Nazcas et leurs gigantesques fresques dans le désert, ont pensé à déplacer des blocs de centaines de tonnes en les faisant rouler sur des troncs ou sur de billes de pierres, sans extrapoler à la roue ?
• Des images grandioses, sublimes de paysages hors du commun
• Une communion avec cette civilisation éphémère sur le site du Machu Picchu, comme devant l'éternelle jeunesse de Juanita figée pour l'éternité.
• Et plus prosaïquement, la remarquable organisation d'Eric et son équipe car ce court périple de 2 semaines a été une suite de transports en avion, bus, motos, en changeant d'hôtel quasiment chaque jour, avec à chaque fois des guides locaux différents pour nous accompagner. Tout cela s'est remarquablement passé, sans attente, sans perte de temps avec des gens d’une grande culture, certes généralement anglophones, mais toutes et tous de grands professionnels. 

 

signature cendrillon

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